WestJet affirme qu'une stratégie aérienne nationale est essentielle pour l'avenir de l'aviation canadienne
« Le transport aérien au Canada est une nécessité. Une stratégie aérienne nationale est essentielle pour assurer que les Canadiens sont en mesure de rester connectés », dit M. von Hoensbroech.
M. von Hoensbroech, qui s’est joint à un groupe de dirigeants canadiens du secteur aérien, modéré par l’ancienne ministre fédérale des Transports, a discuté de la Stratégie nationale de l’aviation du Canada, de la stabilité de la main-d’œuvre et des principaux défis qui façonnent l’industrie de l’aviation du pays.
Bâtir un secteur de l’aviation plus abordable et concurrentiel
Cette année, l'aviation a été confrontée à un environnement opérationnel mondial exigeant. La demande pour les vols transfrontaliers a ralenti, le marché cubain des voyages d’agrément a fermé et les tensions géopolitiques ont fait doubler le coût du carburéacteur. Comme le carburant représente la dépense la plus importante d’une compagnie aérienne, ces fluctuations ont des répercussions considérables.
« WestJet s’est adaptée grâce à sa discipline opérationnelle et à ses décisions commerciales », explique M. von Hoensbroech. « Les récents développements des prix du carburant constituent un défi important. Comme cela continue d’être un facteur, nous devrons récupérer la hausse des coûts du carburant en augmentant les tarifs. »
Alors que les transporteurs aériens continuent de composer avec l’incertitude géopolitique et économique, l’abordabilité demeure une préoccupation majeure pour les voyageurs canadiens. Les Canadiens se demandent souvent pourquoi il en coûte aussi cher de prendre l’avion au pays, et la question est tout à fait légitime. Le Canada se classe actuellement au 101e rang sur 116 pays en matière de compétitivité des prix dans le secteur des voyages et du tourisme.
Au cours des trois dernières décennies, les tarifs de base des compagnies aériennes ont chuté de plus de 50 pour cent en termes réels, tandis que les coûts liés à la réglementation gouvernementale, aux frais de tiers, aux taxes et aux frais aéroportuaires ont doublé.
« Même pendant les années fortes, les compagnies aériennes mondiales opèrent avec des marges de seulement quelques dollars par passager », explique M. von Hoensbroech. « Nous soutenons l’examen des frais, des structures aéroportuaires et des règlements sur les passagers par le gouvernement, mais cela doit se traduire en politiques pratiques qui réduisent les coûts pour les utilisateurs et protègent la connectivité. »
La discussion a également abordé la protection des consommateurs et la nécessité d’adapter la réglementation aux réalités d’un pays aussi vaste, où le transport aérien est souvent une nécessité plutôt qu’un luxe.
« Les invités méritent un système transparent et équitable en cas de perturbations », explique M. von Hoensbroech. « Le système actuel du Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA) est complexe, coûteux et déroutant, et ne tient pas beaucoup de fournisseurs essentiels du secteur de l’aviation responsables. L’industrie a besoin d’un système simplifié, plus rapide et plus équilibré qui protège les droits des passagers sans imposer des coûts administratifs excessifs qui se répercutent finalement sur les voyageurs. »
Parallèlement à ces discussions, les panélistes se sont également penchés sur les modèles d’investissement dans les infrastructures et les aéroports qui façonneront la compétitivité à long terme de l’industrie.
« Tout modèle proposé doit passer un simple test : permet-il de garder les voyages abordables, d'améliorer la compétitivité du Canada et d'offrir un meilleur voyage aux voyageurs? » a dit von Hoensbroech. « Si une restructuration permet de dégager de la valeur, celle-ci devrait demeurer dans l’écosystème de l’aviation et être réinvestie dans la modernisation des infrastructures aéroportuaires et la réduction des coûts de déplacement, plutôt que d’être retirée du système. »
Un message clair a fait consensus parmi les panélistes : avant d’envisager toute privatisation d’aéroports, le gouvernement doit instaurer une réglementation économique rigoureuse des frais aux passagers et des redevances aéronautiques afin de maintenir le transport aérien à un coût abordable.
Assurer la fiabilité des voyages grâce à la stabilité de la main-d’œuvre
Au-delà de l’abordabilité et de la compétitivité, le comité a également discuté d’un autre ingrédient clé d’un système d’aviation fiable : la stabilité de la main-d’œuvre.
« WestJet appuie fermement les négociations collectives; les meilleures ententes sont toujours conclues à la table de négociation », explique M. von Hoensbroech. Il a également souligné que le transport aérien constitue une infrastructure nationale essentielle et que même de brèves interruptions de travail peuvent avoir des répercussions disproportionnées sur les voyageurs, le tourisme régional, les chaînes d’approvisionnement et les collectivités locales.
WestJet appuie les mesures prévues dans le projet de loi, notamment le renforcement de la médiation et l’allongement des périodes de conciliation, tout en préconisant une plus grande souplesse lorsque les négociations sont sur le point d’aboutir à une entente. Le conflit de travail de cet été illustre clairement les lacunes du système actuel : des centaines de milliers de voyageurs ont été inutilement touchés lorsque WestJet a été poussée vers une grève pour parvenir à une entente qui, pour l’essentiel, avait déjà été proposée avant le déclenchement de celle-ci.
« La priorité doit être de préserver les droits de négociation collective tout en évitant les perturbations de voyage évitables », ajoute M. von Hoensbroech.
Bâtir ensemble un meilleur réseau de voyage
Alors que le secteur de l’aviation canadien continue de relever les défis économiques, réglementaires et géopolitiques, WestJet continuera de plaider pour des politiques qui gardent les voyages aériens abordables, fiables et accessibles pour les voyageurs canadiens.