WestJet s’oppose fermement à la proposition du gouvernement d’accorder des prêts aux lignes aériennes dans un contexte de hausse des coûts du carburant. Le gouvernement fait face à un choix : poursuivre des subventions coûteuses qui faussent le marché, ou bâtir un avenir durable pour l’aviation canadienne. Nous avons déjà vu où ce type de démarche mène. En 2025 seulement, les contribuables ont perdu environ 400 millions de dollars en prêts liés à la COVID‑19 accordés aux lignes aériennes et ensuite annulés par le gouvernement fédéral. Ces montants se sont ainsi transformés en subventions directes financées par les contribuables au profit de certaines compagnies. La situation actuelle n’est pas différente, puisqu’il est peu probable que ces prêts puissent un jour être remboursés par les transporteurs qui les accepteraient. Ils risquent donc d’entraîner encore une fois des centaines de millions de dollars en fonds publics qui auraient pu être utilisés à des fins beaucoup plus utiles. Les États‑Unis, notre concurrent direct, ont délibérément choisi de ne pas renflouer les lignes aériennes, afin de préserver une concurrence équitable. Leurs transporteurs font face aux mêmes prix du carburant que les nôtres, et le Canada devrait éviter de fausser le marché, tant à l’intérieur du pays qu’au-delà de la frontière, surtout dans le contexte délicat actuel entre nos deux nations. WestJet a démontré qu’une autre approche est possible pour demeurer un concurrent viable sur le marché canadien. Nous ne recourons pas aux prêts gouvernementaux et privilégions plutôt un environnement concurrentiel où les lignes aériennes réussissent en fonction de leurs propres forces. Nous demandons au gouvernement de mettre fin au cycle de soutien aux entreprises et de se concentrer sur la stabilité à long terme en s’attaquant aux enjeux structurels de coûts, déjà bien connus, qui freinent l’ensemble de notre industrie.