Découvrez le baseball à la cubaine

  1. Accueil
  2. Guide des destinations
  3. Découvrez le baseball à la cubaine

Sports

Le stade se remplit plusieurs heures avant le premier lancer des séries. Des villages entiers se pressent sur les bords des autoroutes pour saluer l'autobus de l'équipe. Eh oui, assister à une partie de baseball à Cuba est vraiment une expérience bruyante et intense, loin des matchs habituels joués au Canada et aux États-Unis, où l'après-midi se déroule généralement de façon assez paisible.

Ici, les stades vibrent d'énergie. Ainsi, lorsque l'équipe locale est au bâton, attendez-vous à des sons et à de la musique rythmés de tambours et trompettes, mais aussi à des sifflements et à des chants d'encouragement criés à tue-tête. Les partisans apportent des pancartes qu'ils ont fabriquées eux-mêmes et secouent des drapeaux cubains, tandis que les mascottes des Tigres tiennent à bout de bras de faux cigares géants, tout en bondissant et en dansant pour encourager l'équipe.

Par ailleurs, si vous conduisez un vendredi soir à Ciego de Ávila, vous verrez fort probablement plusieurs parties organisées à l'improviste. Des quartiers entiers se rassemblent sur des terrains munis d'un simple écran arrière en bois pour une partie amusante de ce sport national. Tandis qu'au Canada, les enfants rêvent de remporter la Série mondiale avec les Blue Jays de Toronto ou les Yankees de New York, les espoirs des jeunes Cubains reposent sur les Series Nacional et la gloire internationale qui les accompagne.

Au fil des ans, plusieurs joueurs cubains ont quitté le pays pour prendre leur place dans les ligues majeures. C'est notamment le cas de Liván Hernández, qui a remporté le prix du meilleur joueur de la Série mondiale en 1997, et de son frère Orlando qui a dirigé les Yankees pour trois championnats de la Série mondiale.

Le gouvernement de Cuba appuie lui aussi le baseball. Peut-être est-ce notamment parce que Fidel Castro lui-même était un lanceur vedette quand il allait à l'école. Selon certains, les éclaireurs des équipes des lignes majeures lui avaient même accordé une certaine attention.

Tous les amateurs qui s'entassent dans l'Estadio José Ramón Cepero espèrent tout simplement que les Tigres gagnent. Quand c'est le cas, la fête s'empare du stade et de la rue avec des bruits et des cris à n'en plus finir. Au sein de cette foule, de nombreux jeunes rêvent des Series Nacional et même de la gloire olympique, puis repartent au terrain de leur quartier, bâton de bois et gant de cuir en main, pour jouer en laissant libre cours à leur imagination. Ce n'est qu'un autre jour de baseball à Cuba.